Voyages à vélo

Jonas et son vélo

Depuis quelques années, j’ai une certaine passion pour les voyages à vélo. Mes projets du passé ont rendu fière ma famille. J’aimerais encore les surprendre, puisque au quotidien ils me soutiennent moralement.

Après avoir tourné autour de la France en 15 jours et fait le tour de l’Australie en 106 jours, je me lance un nouveau défi: faire le tour du monde en 3 mois!

Pour mener à bien mon projet, j’essaie de tirer parti de mes expériences précédentes afin de faire les bons choix dans la première période de préparation. Je dois aussi me motiver dans les moments de doute en attendant le jour de départ. J’aurai ainsi la certitude de me préparer à un bel avenir. Un nouvel apprentissage de la vie s’offre à moi.

Ma motivation principale est d’avaler le plus vite possible les 29’000 kilomètres du tour du monde en moins de 106 jours et ainsi battre le record actuel.

Transcontinental 2015

La Transcontinental est la plus longue course en Europe à vélo. J’ai parcouru l’Europe de la Belgique à Istanbul pour un total d’environ 3’600 km en 9 jours. Malheureusement, une chute en Grèce m’a obligé à arrêter la course à 200 km de l’arrivée. À ce moment-là je me trouvais en bonne position pour terminer dans les 5 premiers!

Tour de France - 2014

Le Tour de France en 15 jours. En 2010, pendant les vacances d’été, je suis parti avec le vélo de mon père dans ce beau pays. Mon premier but était de rouler jusqu’à Marseille et de rentrer par le train. Ce trajet m’a donné tellement de satisfactions que j’ai décidé de continuer ma route. Bordeaux, Nantes, Tours et Bourges ont défilé sous mes roues…

Australian Tour - 2012

Le tour de l’Australie en trois mois. Soit 17’000 km en 106 jours. Le 24 mars 2012, j’ai quitté ma famille à l’aéroport de Genève. Je m’étais préparé, en trois mois, à parcourir le continent australien. J’ai choisi de partir depuis Melbourne, capitale de la province de Victoria. Les chefs-lieux des sept provinces m’ont donné le but des étapes à accomplir.

The Transcontinental N°3

La Transcontinental est la plus longue course en Europe à vélo. Cet évènement permettra un premier contact avec les spécialistes de la discipline.

Cette course est organisée depuis deux ans. Un certain Mike Hall et son équipe organisent cette première course à travers l’Europe. Ses buts sont :

  • Rallier le plus vite possible Londres et Istanbul sans assistance extérieure.
  • Passer par des checks-points qui sont fixés avant le départ entre ces deux grandes villes.

La préparation physique, le planning de mon entraînement sera proportionné à l’effort exigé par cette course. Je devrai aussi faire quelques séances de physiothérapie avec Daniel Griesser à Renens.

Je prévois de changer le volume de mes sacoches pour alléger son poids. Suite à mon expérience de l’été 2014 en France, j’ai pu remarquer quelques éléments qui peuvent être supprimés sur le vélo ; je devrais faire fabriquer d’autres sacoches afin d’avoir un vélo adapté à de plus courtes distances. Leur fabrication sera assurée par le sellier de Cuarnens.

Le tracé

Je parcourrais l’Europe de la Belgique à Istanbul, en passant par quatre checkpoints dans les Alpes et dans les Balkans. Pour un total d’environ 4’000 km.

L’objectif

J’aurai une mince chance de remporter cette course mais je suis optimiste puisque l’important est de participer à ce challenge.

Préparation

L’inscription de la course Transcontinentale Race 2015 s’est ouverte le soir du 7 novembre 2014 vers 23 h, heure suisse. J’ai eu la chance d’être retenu parmi toutes les inscriptions.

Cette course sera un test grandeur nature pour ma machine et moi-même !

Mon vélo

Pour faire avancer le schmilblick, je suis parti avec mon frère Dimitri le 12 mars pour la prise de mesure directement à l’usine. La visite de l’entreprise m’a rendu conscient de la chance d’avoir un cadre de cette qualité-là. Le représentant Danilo Colombo s’est exclamé : « Tous les Italiens rêvent de rouler sur un Passoni ».

Dès la réception du cadre fin-juin, l’équipe de Rochat Cycles a préparé le vélo afin de me permettre de réaliser une performance à la Transcontinentale Race. Dans la même semaine, Fréderic Chapuis d’Articuir a confectionné mes sacoches. J’ai pu rouler la première fois lors de la cyclosportive La Favorite à Yverdon.

Mes premiers sponsors

Quelques mois auparavant, j’avais pris contact avec Sylvain de Rochat Cycles à Aubonne. Dès le début, il était très motivé à m’aider dans mes futurs projets. Il a fait la demande d’un cadre sur mesure en titane de chez Passoni, une entreprise italienne située à 20 km au nord de Milan. Après plusieurs négociations, cette marque devenait mon nouveau sponsor en fabriquant mon cadre. Mon but était d’avoir un vélo complet et taillé sur mesure pour le projet du Tour du Monde, trois semaines avant le départ de la course le 24 juillet à 0h00.

Reconnaissance

Afin de perfectionner mon nouveau matériel, j’ai effectué une reconnaissance du tracé. Je parcours 1500 kilomètres et en quatre jours, en passant par le Mont Ventoux et Sestriere-Susa, mes deux premiers check-points de la Transcontinentale Race. Cette boucle m’amène à Virmercate où je visite Passoni. Afin de revenir à la maison, je passe par le San Gottard, le Furkapass et le Grimselpass, 3 cols alpin Suisse.

Au retour, je prépare et améliore le paquetage du vélo.

Départ de la course
Transcontinentale Race

Quatre jours avant le départ, j’ai rejoint la Belgique à vélo. Ceci m’a permis de repérer les premiers kilomètres de cette course. Je me suis arrêté chez une connaissance qui se trouve à Sarry au sud de Reims. Lors de ce jour de repos, nous avons visité le beau vignoble de la Champagne.

 

Mes parents, mon frère et un ami d’armée Benoît Payot sont venus me rejoindre à Grammont, lieu du départ. Je me suis détressé en passant un jour avec eux avant la course. Certaines obligations se sont ajoutées comme l’inscription, le débriefing et la séance photos pour mes partenaires et sponsors. J’ai changé les pneus et la chaîne pour repartir sans soucis.

La course

Avant 0 h 00 et le coup d’envoi, je partage quelques idées sur le vélo et le paquetage avec les autres concurrents. Elles sont gravées dans un coin de ma tête pour ne pas oublier.

France

Les trois premières étapes sur terres françaises permettent de me démarquer des autres concurrents. Je n’ai aucune difficulté à suivre le rythme du second groupe. Peut-être est-ce une erreur de ma part de rester sur les pas de mes copains de route. Enfin, le col du Mont Ventoux se dresse devant moi. Durant cette ascension, je dépasse quatre concurrents. Mais je les laisserai me rattraper ensuite. J’aurais sûrement pu trouver le moyen de forcer sur les pédales entre le Mont-Ventoux et Sestrières.

Italie

Deux jours suffisent pour traverser le pays. Le check-point N°2 (Sestrières) est facilement atteint. Les quarante kilomètres de pistes se déroulent à plus de 13 km/h et en moins de trois heures. Je continue sur ma lancée jusqu’en Slovénie afin de rejoindre la tête de course. Sur cette partie, je trouve beaucoup de vent contraire, ce qui ne me décourage pas du tout ! Surtout que je mange plus qu’à ma faim !!

Slovénie

J’aime pédaler dans ce beau pays très vallonné. La pluie s’en mêle, mais pour un jour, ceci ne me pertube pas ! Je reprends du temps aux meilleurs.

Croatie

Le troisième check-point n’est plus très loin. Dès la frontière slovène, au nord de la Croatie, je me retrouve sur une plaine qui m’amènera sur Vukovar. Soudain, des besoins urgents se succèdent durant deux jours, l’erreur fut d’oublier de prendre des Imodium contre la diarrhée aiguë. Je ne trouve pas une pharmacie sur mon chemin. La perte de temps s’est ajoutée au fur et à mesure de la nuit. Mon septième rang à Vukovar était déjà une surprise.

 

Bosnie-Herzégovine

Une journée suffit pour sortir du pays. Vu le classement, je commence à analyser ma position sur la course. Sur un coup de tête, j’accélère mon rythme. Malgré les attaques des chiens errants qui me ralentissent dans ma lancée, je parviens à me rapprocher d’un col du N°17 ( Alexandre Bourgeonnier). Une nuit de folie m’attend à Sarajevo : à trois heures du matin, je m’apprête à me coucher lorsque des chiens ne veulent pas de ma présence. Pourtant, je leur dit que je suis Suisse ! Bref, je prends un hôtel. Résultat : sept heures de sommeil et une perte de temps supplémentaire de deux heures. C’est la première fois de l’aventure que la nourriture me gêne. Je ne trouve pas les aliments que j’ai l’habitude de manger.

Monténégro

Le hasard fait que je roule avec mon ami Robert Carlier N°131 sur la route qui mène au check-point N°4 au Mont Lovcèn. Ce col surplombe la baie de Kotor, c’est majestueux ! J’arrive au sommet et mon sixième rang me satisfait amplement. Moins de vingt-quatre heures après, je sors du pays. Ensuite, j’attaque l’Albanie.

Albanie

Deux cols m’attendent lors du deuxième jour. Je sais que Robert sera plus fort sur la première partie plate du pays. Je pourrai le reprendre le lendemain. Mes prévisions sont justes. Je me démarque sur les kilomètres suivants en Macédoine.

Macédoine

Un pays qui me plaît pour la nourriture très différente de l’Albanie. Je me ravitaille en sandwich, kebab et beaucoup de fruits. Je recommence à mieux pédaler avec le ventre bien plein. Un col et une autre frontière se sont ajoutés dans cette neuvième journée. Quelques heures après, je me trouve en Grèce.

Grèce et Turquie

Ma chute malheureuse. Il est 22 h, quand j’arrive au dernier sommet des Balkans à environ 720 km de l’arrivée. J’aperçois des chiens errants. Ils commencent, comme d’habitude, à me poursuivre pour m’intimider. Il pleut et le vent est tempêtueux. Ils m’accompagnent deux kilomètres et je les sème. Ensuite, je ralentis car la route devient impraticable. Mais un nid de poule en plein milieu du chemin me fait tomber sur la cheville en retenant mon vélo. Toujours aux aguets, je redresse rapidement mon guidon et continue jusqu’au prochain village. A la fin de la matinée, je ressens la douleur augmente, ma cheville se met à gonfler.

Sur deux jours, je pédale jusqu’à la frontière turque avec le pied hors de la chaussure (environ 500 km). Je ne peux plus tirer sur ma cheville, les montées deviennent impossibles. En sachant que ce pays est très vallonné, je décide de finir mon périple en bus, jusqu’à Istanbul. Je finis en beauté en traversant toute la ville à vélo. Et ce n’est pas une partie de plaisir !

Conclusion de la course

C’était une magnifique aventure qui se termine sur un malheureux abandon. A ma grand surprise, mon frère Dimitri est venu m’accueillir à Istanbul au Café Hisari. Il faut le faire !

La recherche du carton va nous permettre d’avoir le vélo dans la soute de l’avion. Problème, nous sommes à Istanbul. Après un jour entier de recherches, nous arrivons à le glisser délicatement et le bichonner pour ne pas avoir une surprise malheureuse à la maison.

Merci de m’avoir suivi tout le long de ma course.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Mon tour de France 2014

Seize mois de préparatifs ont été nécessaires afin d’arriver à rouler avec mon premier prototype de vélo Ultra light ; cela suscite de nombreuses questions et réponses sans relâche.

Cette recherche du matériel a commencé par la base qui est le cadre en lui-même. J’ai trouvé un revendeur qui a un petit atelier à Aclens. Giuseppe Marquez m’a gentiment proposé un rabais sur son cadre en carbone et sur le montage des roues ( roue assemblée avec moyeu, rayon et jante).

Je me suis concentré sur les diverses pièces qui manquent à mon prochain vélo. J’ai pris des conseils donnés par un grand voyageur à vélo, Pierre Noirat. Je suis allé de nombreuses fois à son atelier de Vevey afin de trouver les pièces adéquates aux futurs défis. En plus de ces précieux conseils, j’ai surfé sur internet pour connaître les opinions des autres acheteurs. Pierre a baissé le prix de la sacoche arrière ( sous la selle). Il m’a aussi donné les textiles nécessaires pour fabriquer le reste des sacoches. Le but était de confier la suite du travail à Frédéric Chappuis, sellier à Cuarnens. Sans broncher, il n’a pas renoncé au challenge que je lui ai proposé. Plusieurs sacoches ont été confectionnées à la lettre par Frédéric et avec mes instructions.

J’ai eu le projet de réaliser des pièces sur mesure en aluminium positionnées à plusieurs endroits sur le vélo. Avec mes croquis, je me suis dirigé chez un constructeur métallique à Yens, Jean-Yves Villanchet. Nous avions pris le temps  de discuter de ce qui est possible ou pas. Je suis reparti sur un bon sentiment et j’ai pu sans doute finaliser mes croquis par des dessins corrects. Le thermolaquage a été offert  par l’entreprise Afiro à Aubonne.

Pendant ce temps, Giuseppe a commandé toutes les pièces figurant sur le dossier de de mon futur prototype. L’attente a été longue pour certaines pièces, plusieurs mois ont été indispensables pour leur réception.

Bien entendu, durant toute l’année qui a précédé mon tour de France, je me suis entraîné soit à la course à pied ou à vélo. J’ai endurci l’entraînement au mois de juin et juillet avec de plus en plus longues sorties à vélo. Des options sur le tracé ont été prises en fonction de ma condition physique du moment. Avec ma petite expérience sur Google Maps, sans trop de difficulté, j’ai pu décider et enregistrer mes étapes du tour. Une autre intervention devra être faite pour être synchronisée avec mon GPS Garmin. Mon objectif est fixé et audacieux ; parcourir la France avec le plus possible de cols de montagne. Je vous laisserai découvrir mon parcours avec la carte jointe

Cette expérience me sert à mieux gérer la gestion de la nutrition et l’hydratation puisque je ne suis plus autonome c’est-à-dire que je ne porte plus d’affaires de cuisine avec moi. Il faut me débrouiller sur la route à trouver l’essentiel. Je découvre un autre univers sur le voyage à vélo. Mon évolution globale a considérablement évolué dans une autre catégorie. Depuis 2010, véritablement, mon ambition est montée à un échelon supérieur. J’ai une vision optimiste sur la suite de mon avenir.

J’ai pu remarquer qu’une bonne conduite sur le vélo donne une maîtrise exceptionnelle de soi. Le progrès de l’ensemble du matériel me pousse à autre rythme de pédalage. L’envie de vivre à l’aventure reste constamment en tête !

Tour de France 2010

En 2010, pendant les vacances d’été, je suis parti avec le vélo de mon père dans ce beau pays. C’était ma première expérience à vélo à l’âge de 22 ans.

Mon premier but était de rouler jusqu’à Marseille et de rentrer par le train. Durant le trajet, la découverte de la bicyclette m’a donné tellement de satisfactions que j’ai décidé de continuer ma route. Du coup, depuis Arles, je suis parti sur Bordeaux. Ici, j’ai dû affronter mes premiers vents de face et l’abandon ne m’a point traverser l’esprit. Par hasard, j’ai parcouru le tracé d’une étape du Tour de France entre Bordeaux et Pauillac. Ce contre-la-montre a été remporté par le Suisse Fabian Cancellara.

Mais après quelques tours de pédales, Nantes se dessine sous mes pieds. Le temps me rattrape, je roule avec tellement de bonheur et tête baissée ! Je prends la décision de ne pas monter vers Rennes. Alors qu’il me reste environ 750 kilomètres, mes pensées se tournent déjà sur le temps de récupération à la maison. Je ne me permettrai pas de louper la reprise du travail.

Mon vélo se dirige sur les villes de Tours et de Bourges avant de traverser le Jura une nouvelle fois. Entre deux villes, les chemins au bord de la Loire et de ses châteaux majestueux ne me donnent pas l’envie de m’arrêter de sitôt. Cette fois-ci, j’ai le vent dans le dos qui m’accompagne dans ces dernières journée de vélo. Par des rencontres sur la route, le sourire vient me soulager  avant d’affronter le Jura pour la dernière ligne droite

Toutes les bonnes choses ont une fin. Ces deux semaines à vélo m’ouvrent déjà sur d’autres idées de voyages.


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